Bon je sais, dans mon précédent article sur la liste des courses nécessaires pour se monter une console de rétrogaming à base de Raspberry Pi, je vous avais dis que le prochain article allait traiter du choix de l’OS. J’ai menti car oui, j’ai trouvé une solution ultra rapide et plutôt classe d’assouvir mes envies de jeux old school et je pense qu’elle vient avant le choix de l’OS… 

Plus un retour d’expérience après achat qu’un réel tutoriel, je vous livre ici mon avis sur du matériel dédié au Raspberry Pi qui à mon avis vaut le détour.

 

1. Western Digital : le WDLabs et son matériel dédié au Raspberry Pi

On ne présente plus le célèbre fabriquant de disques durs (et plus récemment de SSD) qui est présent dans bon nombre de nos PC et NAS, mais je pense que peu de gens savent qu’ils ont aussi créé du matériel dédié aux Raspberry Pi via leur WDLabs. Du matériel sur lequel j’ai craqué et dont je me devais de vous parler.

 

Je ne vais pas vous détailler l’intégralité de la gamme WDLabs car ce n’est pas le but de cet article mais je vous invite à aller jeter un oeil sur le site officiel pour vous faire une idée. Je vais plutôt vous présenter 2 objets vraiment intéressants que vous pouvez acheter sur le site :

– WD PiDrive :

un disque dur SATA de 2.5 pouces  spécialement conçu pour le Raspberry Pi 3 qui se branche à ce dernier via un système de câble USB spécifique, permettant l’alimentation du Raspberry Pi ET du disque dur. Le disque se décline en plusieurs capacités 250Go et 375Go pour la Foundation Edition et jusqu’à 1To pour la BerryBoot Edition, ce qui permettra de stocker toutes les ROMs que vous souhaitez et sera bien évidemment bien plus performant et fiable qu’une carte microSD, aussi rapide soit elle. Le prix s’échelonne quant à lui de 32€ à 65€en fonction de la capacité choisie. Pour ma part, et parce que je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, j’ai opté pour la version 250Go, à la fois bon marché et d’une taille suffisante pour accueillir l’ensemble de mes ROMs.

– WD PiDrive Enclosure :

Afin d’accueillir son PiDrive, Western Digital a également prévu un boitier spécifique permettant d’accueillir à la fois le Raspberry Pi et le PiDrive. C’est un boitier qui fait 6×6 pouces et qui est disponible en 3 coloris, bleu, noir et blanc et est vendu 12€ sur le site officiel. Si vous trouvez ces coloris un peu trop neutres, vous pouvez ajouter une plaque de bambou autocollante pour donner un style zen et chic à votre boitier pour environ 7€, mais vous pouvez également faire une customisation maison. J’ai donc ajouté un boitier blanc et une façade en bambou (pour avoir la livraison gratuite à 50€ minimum d’achat).

Si vous vous posez la question, sachez qu’à partir du moment où vous ajoutez un WD PiDrive dans le panier, le site y ajoute automatiquement et gratuitement un kit de démarrage rapide composé du câble (vendu 12€ en temps normal) et une carte microSD préinstallée avec NOOBS pour vous permettre de faire l’installation une fois votre matériel en place.

Si on récapitule, en prenant le HDD de 250Go, le boitier et la façade en bambou, la facture s’élèvera au total à 51€. Bien entendu, pour ce prix là vous n’avez pas le Raspberry Pi 3 (environ 40€ sur Amazon), ni l’alimentation (environ 12€ sur Amazon), ni une éventuelle manette s’il vous en faut une (à partir de 40€ suivant le modèle choisi), soit une facture globale située autour de 150€.

Bon là je vous entends dire « Non mais c’est abusé 150€ pour une console de rétrogaming », « T’es sérieux ? 150€ ? La NES Mini coûte 70€ »… Oui, je vous l’accorde, c’est plus cher qu’une NES Mini, qu’une SEGA MegaDrive Classic ou encore que l’Atari Flashback 7 qui sont toutes les 3 vendues 60 ou 70€ pièce MAIS si vous voulez chacune de ces consoles, cela vous reviendra au final beaucoup plus cher que de monter une console vous même et disposant de plus de possibilités. Alors ? Paré pour l’aventure ?

 

2. Réception et montage

J’ai reçu tout le matériel en 3 ou 4 jours via transporteurs. Une livraison gratuite assez rapide donc et surtout sans risque pour le matériel. Dans le colis se trouvaient donc :

– le disque dur WD PiDrive Foundation Edition de 250Go

– le WD PiDrive Enclosure blanc

– la façade autocollante en bambou

– le kit de démarrage

Pour le montage, un mini tournevis Torx est fourni mais vous devrez également vous équiper de votre cruciforme favoris. Les emplacements de chaque élément sont clairement identifiable et la notice fournie plutôt bien faite.

 

Une fois le Raspberry Pi 3 et le WD PiDrive en place, il faut brancher le tout grâce au câble fourni ce qui n’est pas forcément évident car le câble étant de très bonne qualité, il est de fait assez rigide et il faudra donc faire attention lors de son positionnement.

Comme vous pouvez le constater sur la photo qui suit, les ports USB et le port RJ45 sont situés à l’intérieur du boitier et donc inaccessibles depuis l’extérieur sans avoir à ouvrir le capot. Par conséquent, je conseille à tous ceux qui voudraient tenter l’aventure d’opter pour des périphériques sans fil afin d’éviter toutes les galères de branchement. Le RJ45 en revanche peut être branché à demeure si vous en avez besoin ou bien vous pouvez configurer la connexion wifi.

Ce petit soucis de ports USB inaccessibles depuis l’extérieur du boitier est un problème si vous souhaitez par exemple ajouter un dongle un peu long à votre Raspberry Pi (type z-wave si vous projetez de faire une box domotique par exemple et pas une console rétrogaming). Il vous faudra alors trouver une solution pour déporter la prise via une mini rallonge.

 

3. Installation du système d’exploitation

L’installation du système d’exploitation est simplissime puisqu’il suffit d’insérer la carte microSD fournie dans le starter pack et de démarrer le Raspberry Pi. Vous tombez ensuite sur l’interface de NOOBS, le célèbre installeur dédié au Raspberry Pi, qui vous donnera ainsi le choix entre plusieurs systèmes. Libre à vous de choisir celui ou ceux que vous tente(nt) le plus.

Sachez que si vous souhaitez profiter d’une console de jeu rétro, Lakka fait partie de la sélection des systèmes d’exploitation installables via NOOBS, au même titre que LibreElec si vous voulez également disposer d’un MediaCenter sous KODI. Les 2 sont installables en même temps sur le disque dur en multiboot, il suffit de les cocher dans la liste pour qu’ils soient installés. La bascule de l’un à l’autre se fera alors au démarrage du Raspberry Pi. Sachez qu’avec un peu plus de temps et d’huile de coude, vous pouvez créer une installation de Retropie qui prends en charge KODI, vous permettant ainsi de profiter des 2 sans avoir à redémarrer le Raspberry Pi (mais cela fera l’objet d’un prochain tuto).

 

 4. Conclusion

Vous cherchez une solution performante et esthétique pour l’espace de stockage de votre Raspberry Pi ? Pour environ 50€, Western Digital vous propose un disque dur de 250Go et un boitier qui permettra de l’accueillir aux cotés du micro ordinateur. Pour ma part j’en suis absolument satisfait, le boitier et le disque dur sont dédié à un Raspberry Pi 3 sur lequel j’ai installé Raspbian avec Retropie et KODI (pas de multiboot, tout est géré via Retropie). Je compte en acquérir d’autres pour mettre en place d’autres projets, comme une box domotique sous Domoticz ou Jeedom par exemple.

 

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2e article de mon dossier sur le Retrogaming à base de Raspberry Pi et j’aborde cette fois-ci la liste du matériel qu’il faut se procurer pour se lancer dans l’aventure.

Pour les impatients, sachez que j’ai créé une liste sur Amazon de tout le matériel qu’il vous faut. Si vous n’êtes pas sûr de ce qu’il vous faut, lisez cet article qui répondra à toutes vos questions ! 

ACCEDER A LA LISTE AMAZON

1. Les indispensables

Pour démarrer un projet de console de retrogaming, il y a du matériel incontournable à se procurer si vous voulez avoir la base. Il va donc falloir vous procurer :

a. Raspberry Pi 3 :

Etant donné qu’il fait partie du titre de ce dossier, j’imagine que vous aviez deviné qu’il en faudrait un. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, le Raspberry Pi 3 est un ordinateur de la taille d’une carte de crédit et d’environ 1cm d’épaisseur capable de faire tourner des systèmes d’exploitations dérivés de Linux. Il dispose d’1Go de RAM, d’un processeur Quad Core à 1.2GHz, d’un port microSD, de 4 ports USB, d’un port RJ45, d’un port HDMI ainsi que d’une connectivité wifi et Bluetooth. Cette petite merveille technologique est vendue environ 45€ sur Amazon. Dans la liste vous trouverez également un package regroupant Raspberry Pi 3 / Carte MicroSD 16Go / Boitier / Alimentation pour une soixantaine d’euros, à vous de voir ce que vous préférez sachant que choisir chaque pièce une à une fait partie du charme de l’aventure !

Raspberry Pi 3

b. Adaptateur secteur :

Il faut bien alimenter le Raspberry Pi donc un adaptateur secteur micro USB s’impose. Je ne peux que vous recommander un chargeur avec interrupteur pour pouvoir allumer et éteindre votre console sans avoir à débrancher la prise secteur parfois difficile d’accès. Vendu environ une dizaine d’euros sur Amazon.

c. Boitier de protection : 

Le boitier est l’élément design de votre Raspberry Pi. Il en existe de toutes les couleurs, de tous les styles et il est même possible d’en faire un maison si vous êtes un peu créatif et bricoleur. A vous de l’accorder en fonction de vos goûts, de votre intérieur et surtout de votre budget car les prix peuvent énormément varier d’un modèle à l’autre. Vous pouvez en trouver sur Amazon pour environ 10€, je vous en ai mis plusieurs modèles dans la liste.

d. Carte microSD :

La carte microSD va nous servir à installer le système d’exploitation et quelques ROMs. Bien évidemment, en fonction du nombre de ROMs que vous voudrez stocker dessus vous devrez acheter une carte microSD plus ou moins grande. Je vous recommande une carte microSD d’une capacité minimale de 32Go si vous voulez être à l’aise mais sachez que vous pouvez prendre 64 ou 128Go si le coeur vous en dit. Point à prendre en compte : il est possible d’utiliser un NAS (si vous en possédez un) pour stocker les ROMs et faire en sorte que le Raspberry Pi aille piocher dessus les ressources dont il a besoin. Dans ce cas là, une carte mémoire de 16Go ne vous coûtera que 7€ sur Amazon.

 

2. Le matériel facultatif

Tout n’est pas indispensable, mais parfois fortement conseillé notamment des périphériques de contrôle, dongles diverses et éventuellement périphériques supplémentaires dont je vous dresse une liste non exhaustive ci-après. J’attire toutefois votre attention sur le fait que suivant le système d’exploitation que vous choisirez par la suite pour créer votre console de retrogaming, les manettes Bluetooth ne fonctionneront pas toutes et devront être utilisées en filaire !

a. 8BitDo NES30 GamePad

Je vous parlais dans le premier article du succès de la NES Classic Mini, un succès provoqué par la nostalgie des fans, et comme sur Internet on peut trouver de tout, voici un modèle de manette Bluetooth qui devrait vous plaire puisqu’il s’agit d’une réplique modernisée de la manette d’antan. Forcément, ce petit bijou à un prix : 30€ sur Amazon. Sachez qu’il existe une version Pro au look plus arrondi et plus cher.

Manette 8Bitdo NES30

b. Manette Dualshock 3 ou Dualshock 4

Qui ne connait pas la célèbre manette de Sony ? Avec ses nombreux boutons, elle pourra vous accompagner sur n’importe quel jeu rétro. Entre 50 et 60€ sur Amazon suivant le modèle choisi, mais il y a régulièrement des offres très intéressantes sur ce genre de produit.

DualShock 4

c. Dongle Bluetooth

Le Bluetooth natif du Raspberry Pi 3 n’est pas reconnu nativement par tous les systèmes d’exploitation et par conséquent, il s’avère parfois nécessaire d’acquérir un dongle Bluetooth pour palier à ce problème. Comptez une dizaine d’euros sur Amazon.

 

3. Le reste

Bien entendu, une fois que vous aurez fait vos courses vous aurez tout de même besoin d’un écran, d’un câble HDMI, d’un clavier et d’une souris pour faire la configuration initiale. En règle générale, n’importe qui possède ce genre de chose chez lui donc pas de problème à ce niveau là ! 

Vous avez donc la liste de tout ce qu’il va vous falloir trouver. Il y a pas mal d’éléments mais si vous suivez l’article, cela sera un jeu d’enfant de tout vous procurer. Dans le prochain article, nous aborderons le choix du système d’exploitation qui peut s’avérer parfois compliqué car ils ont tous de très bonnes qualités mais également des défauts dont je vous parlerais prochainement.

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J’ai déjà écris quelques articles sur le Raspberry Pi, notamment sur la possibilité de créer avec une console de retrogaming, et je vous propose aujourd’hui d’approfondir le sujet.

En effet, à la vue du succès de ces articles sur le blog, j’ai décidé de reprendre tout depuis le début et de vous sortir une série d’articles beaucoup plus détaillés sur le retrogaming et comment monter une console de jeu rétro de A à Z à l’aide d’un Raspberry Pi. Vous êtes prêt ? C’est parti !

1. Le retrogaming, qu’est ce que c’est ?

Le retrogaming c’est le fait de collectionner et surtout de jouer à des vieux jeux dont le succès n’est plus à prouver aujourd’hui. Je pense notamment aux Mario, Zelda, Sonic et autres Alex Kidd qui nous ont fait passer de longues heures devant un écran lorsque nous étions enfants. Par vieilles consoles, il faut comprendre Nintendo NES, Super NES ou N64, SEGA Master System ou Mega Drive, ATARI et bien d’autres qui avaient colonisé nos chambres et salons dans notre enfance, de jeux en 2D à l’aspect très pixélisé mais qui proposaient une durée de vie importante et une difficulté assez impressionnante, nécessitant bien souvent de devoir recommencer encore et encore certains niveaux pour pouvoir arriver à la fin du jeu.

Retrogaming : manette NES

Mais qu’est ce qui fait leur succès aujourd’hui ?

 

2. Le succès du retrogaming

Si le retrogaming est en pleine explosion depuis quelques mois, voir années, c’est avant tout parce qu’il nous rappelle à tous d’excellents souvenirs, seuls ou avec notre famille ou nos amis et ces souvenirs là sont précieux. Qui ne se souvient pas de week end entiers à laisser tourner sa Master System II pour ne pas perdre sa progression sur Alex Kidd in Miracle World ? Qui n’a jamais jouté avec son frère, son cousin ou ses camarades de classe sur Mario Kart 64 ou bien Goldeneye 64 ? Qui n’a jamais séché les cours pour aller au café du coin jouer sur une des bornes d’arcades présentes ?

Il y a aussi le fait que le retrogaming propose ce que beaucoup de jeux d’aujourd’hui : de la difficulté, une grosse durée de vie et de la diversité !

Il y a aussi un effet de mode car tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une console de jeu dans son salon quand il était jeune mais pourtant, ils veulent a tout prix combler ce retard aujourd’hui pour pouvoir en parler avec leurs amis retrogamers qui sont de plus en plus nombreux. Ces deux raisons font que l’on se retrouve avec des consoles de jeu et de vieux jeux sur eBay, Le Bon Coin ou dans les boutiques spécialisées et qui sont vendues à prix d’or ou qui poussent les amateurs à arpenter les brocantes et vides grenier pour y dénicher une pièce supplémentaire à ajouter à leur collection !

Retrogaming : un commerce juteux

Nintendo a bien compris que ces vieilles consoles nous font vibrer et a décidé de lancer une version compacte de sa Nintendo NES avec la NES Classic Mini, une réplique petit format de sa console emblématique avec à l’intérieur une trentaine de jeux. Un package vendu 60e et en rupture de stock permanente à cause d’une demande gigantesque qui fait probablement de cette réédition l’une des meilleures ventes pour Nintendo depuis un moment et dont bon nombre profitent pour spéculer sur le peu de stocks disponibles…

Retrogaming : NES Classic Mini à prix d'or

 

3. Mais le Raspberry Pi dans tout ça ?

Beaucoup d’entre nous aimeraient faire du retrogaming mais n’en n’ont pas forcément les moyens et le Raspberry Pi peut palier à ce problème. A travers ce guide qui va s’étaler sur plusieurs articles, vous allez donc pouvoir découvrir comment créer de A à Z votre propre console de jeu rétro personnalisée car l’objectif c’est que vous puissiez choisir votre propre chemin aboutissant à votre console de jeu à vous !

Retrogaming : Retropie

Je vous indiquerais donc le matériel nécessaire, les différents systèmes d’exploitation les plus pertinents, l’installation et la configuration de chacun d’entre eux, etc à travers des articles les plus détaillés possible, en espérant que cela vous intéresse et vous donne envie.

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A une heure où on arrive mieux à vendre une console rétro qu’une WiiU, je tenais à vous parler d’une solution qui vous permettra de vous affranchir de l’attente d’un réapprovisionnement en Nintendo Classic Mini tout en dépassant les limites imposées par le fabricant car oui, j’aime bien mes vieux jeux et pas que ceux de chez Nintendo ! C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui de réaliser une console de jeu rétro pour à peu prêt le même budget… Suivez le guide !

ATTENTION : un guide beaucoup plus complet est en cours de rédaction et sera découpé en plusieurs articles. Vous pouvez le consulter dans la section « Raspberry Pi > Retrogaming« .

La NES Mini est elle réellement une bonne affaire ?

Comme vous l’avez surement constaté, Nintendo a ressorti sa mythique console de jeu NES sous une forme bien plus compacte et modernisée : la Nintendo Classic Mini. Réel intérêt pour les uns ou simple gadget pour les autres, toujours est il que la hype et la nostalgie font vendre cette console comme des petits pains, sur les réseaux de distribution habituels comme sur les autres…

Ebay : la Nintendo Classic Mini voit son prix s'enflammer

Comme vous pouvez le constater, sur eBay les prix s’enflamment mais selon moi, si le coût de la console (59.99€) est un prix assez juste pour le matériel mais malheureusement trop peu intéressant pour n’avoir que 30 jeux à se mettre sous la dent. Je pense donc qu’il est tout a fait possible de faire beaucoup mieux en DIY pour a peine plus cher, et je vais vous le montrer tout de suite.

 

Le matériel de base

Pour ce tuto, vous aurez besoin de :

Le coût total du matériel s’élève donc à 75€ si vous optez pour une carte microSD 32Go. Sachez que pour les plus accrocs au DIY, il y a moyen « d’économiser » quelques euros sur le boitier en en fabricant un vous même. Clairement, on va pas se mentir, cela vous coûtera une demi fortune de vous faire un boitier à la hauteur de vos désirs !

On est donc 15€ plus cher que la Nintendo Classic Mini et nous n’avons pas forcément de manette à moins que vous possédiez une manette Xbox 360 compatible PC ou une DualShock 3…

N’oubliez qu’aujourd’hui, vendredi 25 novembre, c’est le Black Friday et qu’il est tout a fait probable que le prix des articles ci-dessus soit complètement sacrifié !

 

Le système d’exploitation

Maintenant que vous avez tout le matériel nécessaire, vous pouvez attaquer la configuration de votre console de jeux Retro. Pour ce faire, téléchargez le système d’exploitation Lakka et le logiciel Win32DiskImager (que vous allez devoir installer).

Pourquoi j’ai choisi Lakka (il en existe d’autres comme HAPPI, recalbox ou encore RetroPie) ? De façon totalement arbitraire et je n’exclue pas de réaliser d’autres tuto basés sur les autres systèmes que j’ai cité. Sachez que Lakka est assez facile à mettre en route et comme les 3 autres, il prend en charge les systèmes suivants (liste non-exhaustive) :

Atari
Game Boy
Game Boy Advance
Game Boy Color
Game Gear
Master System
Mega Drive
NES
Neo Geo Pocket
Nintendo 64
Nintendo DS
PlayStation
PSP
Sega 32X
Sega CD
SuperNES

Une fois que c’est fait, lancez Win32DiskImager, sélectionnez l’ISO de Lakka et la microSD sur laquelle vous souhaitez installer le système d’exploitation puis cliquez sur « Write » :

Lakka : préparation de la carte MicroSD 

Une fois l’écriture terminée, vous pouvez retirer la carte microSD, l’insérer dans le RaspberryPi 3 puis connecter l’alimentation sur ce dernier. Le premier démarrage est un peu long mais pour les suivants ce sera bien plus rapide ne vous en faites pas, l’interface apparaît enfin !

Lakka : l'interface

Là, vous avez un OS Lakka tout beau tout propre prêt à vous faire passer de longues heures de divertissement mais malheureusement sans aucune ROM !

 

Les ROMs

C’est bien évidemment pour des soucis légaux que Lakka n’a intégré aucune ROM dans son système d’exploitation afin de ne pas enfreindre la loi et se retrouver dans le collimateur de grandes firmes telles que Nintendo ou SEGA… Si vous avez fait des copies de sauvegardes de vos anciens jeux NES, Master System, MEGA Drive ou encore Nintendo 64, sachez qu’il est extrêmement simple de les ajouter à Lakka.

Pour commencer, il faut que votre RaspberryPi 3 soit connecté au même réseau local que l’ordinateur sur lequel vous êtes habitué à bidouiller. Ensuite, il faut vous rendre dans le Poste de Travail, puis dans Réseau :

 Lakka : ajout des ROMs

Comme vous pouvez le voir, il y a un ordinateur nommé LAKKA sur votre réseau et si vous double cliquez dessus, vous devriez voir apparaitre les dossiers partagés qu’il contient :

Lakka : ajout des ROMs

Il y a plusieurs dossiers mais celui qui nous intéresse pour le moment c’est « ROMs ». Il vous suffit ensuite de copier toutes les ROMs que vous désirez dans ce dossier, en fonction bien sûr de la taille de votre carte microSD, libre a vous de les organiser comme vous le souhaitez, le plus simple à mon avis étant de les classer dans des dossiers portant le nom des consoles auxquelles les ROMs sont rattachées.

La dernière étape pour que les ROMs soient reconnues est assez simple mais peut demander un peu de temps puisqu’il s’agit de scanner le dossiers ROMs pour que Lakka détecte tous les jeux que vous y avez ajouté ! Pour ce faire, dans le menu de Lakka, aller dans « Add Content » puis dans « Scan Directory » et enfin sélectionnez « Scan this directory » et laissez Lakka faire son travail ce qui peut prendre un peu de temps. Une fois le scan terminé, vous pouvez redémarrer votre RaspberryPi 3 et profiter de vos jeux !

C’est tout pour cette fois en ce qui concerne Lakka, n’hésitez pas à commenter si vous pensez que j’ai loupé une étape ou si vous souhaitez que j’écrive un nouveau tuto sur une partie de Lakka (configuration ou autre…), en attendant moi je retourne sur Fantasy Zone 2 et Golden Axe !

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Le Raspberry Pi 2, la version boostée du Raspberry Pi B+, est sorti il y a quelques semaines un peu partout sur le net. Compte tenu de la puissance, j’ai eu envie de m’en commander pour mettre en place un projet de longue date : une console de jeu rétro, un projet dont je vais vous parler à travers une série d’articles !

ATTENTION : un guide beaucoup plus complet est en cours de rédaction et sera découpé en plusieurs articles. Vous pouvez le consulter dans la section « Raspberry Pi > Retrogaming« .

1 – Pourquoi une console de jeu rétro ?

Cette question est à mon avis pertinente car les réponses sont diverses et variées, motivées par les envies de chacun.

Pour ma part, j’ai étudié la question quelques temps avant de me lancer mais je dirais que le premier argument est le coût. Aujourd’hui, et même les gens lambda l’ont compris, le rétrogaming est un marché en pleine explosion et les prix deviennent souvent complètement fous. Les habitués des brocantes le savent bien, il devient très difficile de trouver une vraie bonne affaire sur les étales des vendeurs dès qu’il s’agit de consoles ayant un peu de bouteille et ceux qui arpentent les rayons des magasins spécialisés n’auront surement pas manqué l’apparition brutale de rayons entiers dédiés au jeu vidéo rétro. Oui, le jeu rétro est en plein essor et forcément les tarifs grimpent pour atteindre parfois des sommes colossales.

Le rétro-gaming : un marché en pleine explosion ! 

Si vous voulez posséder les consoles de votre enfances et souhaitez faire l’acquisition des ces dernières en les chinant sur les brocantes ou les magasins spécialisés, il vous en coûtera une petite fortune et je ne parle pas des jeux qu’il vous faudra bien entendu acquérir ! C’est donc la première raison qui fait que je me suis lancé dans ce projet : le coût, un Raspberry Pi valant autour de 40 euros.

La seconde raison est la place occupée. Stocker ces consoles prend de la place, il faut y dédier un espace assez conséquent à partir du moment où l’on commence à en avoir quelques unes avec leurs jeux respectifs et lorsque l’on vit sur Paris comme moi, les m² sont chers. L’avantage d’une console rétro basée sur une architecture Raspberry Pi, c’est justement la faible place qu’il occupe constituant ainsi un concentré de toutes les consoles old school, un peu à la manière de la Retron5 mais en mieux !

Troisième raison et non des moindres : la connectique. Si la plupart de nos téléviseurs actuels étaient jusqu’à présent dotés d’une prise péritel par obligation légale (décret du 21 mars 1980), sachez que depuis le début de l’année les constructeurs n’ont plus aucune obligation concernant la présence de ce connecteur sur leurs nouveaux modèles de TV. Cela pose un petit soucis car bon nombre de nos vieilles consoles adorées sont dotées de cette fameuse prise péritélévision (oui, c’est son vrai nom) et à moins de se procurer un adaptateur, difficile de jouer lorsque votre téléviseur vous aura laché. L’avantage du Raspberry Pi, c’est qu’il possède un port HDMI, compatible avec tous les téléviseurs récents. La Haute Définition nous importe peu ici puisque la plupart des jeux old school sont plus proches du pixel art qu’autre chose, seule compte la compatibilité !

 

2 – Principe de fonctionnement

Puisqu’un schéma vaut mieux qu’un long discours, voici tout de suite le schéma de principe de ma future console rétro :

 Raspberry Pi et rétro-gaming : schéma de principe

Comme vous pouvez le constater sur le schéma ci-dessus, le Raspberry Pi est la pièce centrale de la console puisque c’est lui qui va faire tourner les différents émulateurs. Un hub USB lui servira d’alimentation et me permettra de connecter les périphériques de contrôle, ainsi qu’un disque dur externe.

Grosso modo, le système d’exploitation sera stocké sur la carte micro-sd du Raspberry Pi qui lancera ensuite les ressources dont il a besoin depuis le support amovible branché sur un port USB (un disque dur externe ou une clé USB).

Dans un prochain article, j’aborderais la liste du matériel et le choix du système d’exploitation !

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Je vous avais fait part en début d’année de ma réflexion avant achat d’un Raspberry Pi et je l’ai reçu il y a quelques semaines en direct de chez Farnell, l’occasion pour moi de faire un petit tutoriel pour bien démarrer avec ce micro PC.

 

1) Matériel nécessaire :

Tout d’abord, il vous faudra le matériel suivant :

Indispensable :

– Raspberry Pi

– Carte mémoire SD (minimum 8Go pour être à l’aise)

– Alimentation 5v

– Cable HDMI

– Cable réseau

– Clavier / Souris / Ecran

Facultatif :

– Boitier de protection

Pour ma part histoire d’être à l’aise j’ai opté pour une carte de 32Go, qui peut le plus peut le moins.

J’ai commencé par tout brancher sauf l’alimentation car il faut avant tout préparer sa carte SD pour permettre au Raspberry Pi de booter correctement.

 

2) Préparation de la carte mémoire :

Dans cette partie du tutoriel, je vais utiliser une image ISO de Raspbian, un fork de Debian optimisé pour le Raspberry Pi. Ce choix n’a été fait qu’à titre d’exemple et vous trouverez partout sur internet des ISO compatibles avec ce tutoriel, en voici d’ailleurs une liste non exhaustive : OpenElec / Raspbian / RaspBMC / Arch Linux que vous pourrez retrouver sur le site officiel de la carte : http://www.raspberrypi.org/downloads/

 

En fouillant sur Google, il existe bien d’autres distributions compatibles, n’hésitez donc pas à prendre le temps de trouver celle qui correspond à ce que vous souhaitez faire.

 

a) Logiciels requis :

Pour préparer votre carte mémoire, il vous faudra un lecteur de carte mémoire et 2 logiciels :

– SDFormatter : https://www.sdcard.org/downloads/formatter_4/

– DiskImager : http://sourceforge.net/projects/win32diskimager/

DiskImage et SDFormatter

Le premier permet de formater de façon optimale votre carte mémoire afin de la préparer à recevoir l’OS qui sera mis en place par le second utilitaire.

 

b) Formatage de la carte mémoire :

Il faut commencer par insérer la carte mémoire dans le lecteur de carte et ensuite lancer l’utilitaire. Vous devriez obtenir la fenêtre suivante :

SDFormatter : les options

Comme vous pouvez le constater, il y a peu de paramètres à appliquer et l’utilitaire SDFormatter est très simple d’utilisation. Sélectionnez le lecteur correspondant à votre carte mémoire, donnez lui un nom et jetez un oeil aux Options pour les activer ou non. Je recommande d’activer le Full Erase et le Format Size Adjustment. Une fois les réglages effectués, cliquez sur ok puis patientez le temps du formatage qui affichera le message suivant une fois qu’il sera terminé :

SDFormatter : Formatage terminé !

Passons maintenant à l’installation du système de base.

 

c) Mise en place du système d’exploitation :

DiskImager est aussi simple d’utilisation que SDFormatter. 

DiskImager : Installation du système

Comme vous pouvez le constater, il vous suffit d’aller chercher votre image ISO préalablement téléchargée, de sélectionner le lecteur sur lequel vous souhaitez l’installer et de cliquer sur Write. Confirmez et patientez. Cette phase peut être plus ou moins longue en fonction des performances de votre carte SD ou de la taille de l’ISO que vous avez choisi.

Disk Imager : Copie du système en cours

A ce stade là, le système d’exploitation est présent sur la carte, il ne vous reste plus qu’à l’insérer dans le Raspberry Pi et à mettre ce dernier sous tension. Vous devriez avoir l’écran de configuration initiale à l’écran et pouvez dès à présent vous lancer dans le grand bain ! Si comme moi vous avez rencontré un soucis d’affichage avec un écran qui reste désespérément noir pas de panique ! Ce n’est pas le Raspberry Pi qui est cramé mais uniquement un soucis de configuration.

Pour le régler, insérez votre carte SD dans le lecteur de carte mémoire de votre PC et cherchez le fichier « config.txt ». Ouvrez le et cherchez l’option « hdmi_force_hotplug » :

Raspberry Pi / Raspbian : modification du fichier de configuration

Changez la de 0 à 1, sauvegardez, remettez la carte SD dans le Raspberry Pi et démarrez le. Vous devriez avoir récupéré l’affichage !

Amusez vous bien.

Sponsornot : Gratuit

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Arduino et Raspberri Pi (notamment sa dernière version, le Raspberry Pi Model B) font de plus en plus parler d’eux, que ce soit sur Internet, entre amis ou collègues, dans les magazines, etc… Comme je suis quelque peu curieux et surtout friand de nouvelles technologies (oui, j’assume, je suis un gros geek), cela fait maintenant quelque temps que je pense à m’en offrir un, afin de voir ce que ce mini ordinateur a dans le ventre.

 

1. Présentation du Raspberry Pi : 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un Raspberry Pi ? Imaginez une carte de crédit d’environ 10 à 15mm d’épaisseur, sur laquelle vous greffez tous les composants requis pour avoir un PC basique. Voici les caractéristiques du Raspberry Pi (source Wikipedia) :

 

Modèle B

Système sur puce :

Broadcom BCM2835 (CPU, GPU, DSP, SDRAM, et 1 port USB)

CPU :

700 MHz ARM1176JZF-S core (ARM11)

GPU :

BroadcomVideoCore IV, OpenGL ES 2.0, MPEG-2 and VC-1 (avec licence), 1080p30 h.264/MPEG-4 AVC high-profile decodeur et encodeur

Mémoire (SDRAM) :

512 Mo (intégré avec GPU)

Nombre de ports USB 2.0 :

2

Sortie vidéo :

Composite et HDMI

Sortie audio :

Stéréo jack 3.5mm

Unité de lecture/écriture :

SD / MMC / fente pour carte SDIO

Carte/connectique réseau :

10/100 Ethernet

Périphériques :

8 × GPIO, UART, I²C bus, SPI bus avec deux chip selects, I²S audio +3.3 V, +5 V, ground

Puissance :

700 mA (3,5 W)

Source d’alimentation :

5V via micro USB ou GPIO Header

Dimensions :

85.60mm x 53.98 mm x 17 mm

Poids :

45g

 

 

Un schéma pour vous donner une idée de la disposition des différents éléments :

 
Raspberry Pi Model B Schema

Comme vous pouvez le constater, on est très loin d’un processeur Intel Core i7 avec la dernière carte graphique à la mode. En revanche, cette configuration matérielle est suffisante pour faire tourner un certain nombre de distributions Linux (modifiées ou non) et d’autres OS, dont voici une liste non exhaustive : 

Vous l’aurez compris, les systèmes Microsoft et Apple, non compatibles ARM ne pourront être installés sur le Raspberry Pi, et même s’ils l’étaient (Windows CE est l’exception par sa compatibilité), la configuration bien trop modeste de ce PC miniature l’empêcherait de fonctionner correctement.

Et quid du prix me direz-vous ? Il faut compter environ une quarantaine d’euros pour s’offrir ce petit jouet. Ajoutez à cela le prix de la carte SD, de l’alimentation et du boîtier (qu’il est possible de faire soi-même) et vous arriverez probablement à une facture d’environ 80 euros.

Pour plus d’informations sur le Raspberry Pi, je vous invite à consulter le site officiel.

Voyons maintenant quel(s) projet(s) serai(en)t susceptible(s) de retenir mon attention afin d’exploiter le potentiel de cette petite carte…

 

2. Des projets infinis ou presque :

En parcourant la Toile, je suis tombé sur des dizaines et peut-être même des centaines d’utilisations possibles du Raspberry Pi. Quelques-unes ont retenu mon attention.

1. XBMC sur Raspberry Pi :

Faisant écho à ma série d’articles sur mon HTPC fonctionnant sous XBMC, ce projet m’intéresse tout particulièrement. Il me permettrait de déporter un XBMC sur ma deuxième TV, sans avoir à dupliquer le contenu du HTPC situé dans le salon. Pratique ! Le principe est simple : installer OpenElec (ou autre) sur le Raspberry Pi et lui ajouter XBMC pour pouvoir lire les fichiers multimédia du HTPC.

 XBMC sur le Raspberry Pi

 

2. Pi Emulator :

En lisant mon blog, vous avez dû vous rendre compte que j’étais aussi un adepte des jeux vidéo. J’ai donc été naturellement intéressé par les possibilités d’utiliser le Raspberry Pi pour émuler d’anciennes consoles de jeu aujourd’hui disparues ou hors de prix sur internet. Master System, Mega Drive, Game Gear, Game Boy, NES, Super NES, PS1… Le choix est vaste pour avoir un peu de fun !

 

3. Serveur :

WAMP et EasyPhp c’est bien pour dépanner, mais impossible de reproduire des conditions identiques à celles rencontrées sur un véritable serveur web. Je suis souvent de garde, à la caserne, avec une connexion incertaine. Pour moi, ce type de montage me permettrait d’effectuer des tests et de développer sans avoir à me soucier d’internet.

 

4. Streamer les jeux vidéo :

Steam a créé l’effet d’une bombe en dévoilant son SteamOS et les Steam machines. Mais pourquoi racheter une machine pour jouer sur sa TV quand on peut faire la même chose pour moins de 100€ ? Une solution basée sur le Raspberry Pi existe et me permettrait de pouvoir jouer à mes jeux PC directement sur ma TV sans avoir à me soucier de leur proximité pour peu que j’aie une prise réseau disponible…  Je me dois d’essayer ça !

Il existe bien d’autres projets autour du Raspberry Pi, je ne vais pas détailler plus que ça les divers projets auxquels je pense mais dites-vous bien que vous en entendrez probablement parler sur le blog…

Sponsornot : Gratuit

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